• Date de publication : 2010
  • Auteur : AFSSAPS
Suivi cardio-métabolique des patients traités par antipsychotiques

Un traitement par des médicaments antipsychotiques qu’ils soient de 1ère (antipsychotiques classiques) ou de 2ème génération (antipsychotiques atypiques) peut s’accompagner d’une prise de poids et de troubles des métabolismes glucidique et lipidique (1-10). Les données suggèrent cependant que les patients recevant certains antipsychotiques de 2ème génération, en particulier l’olanzapine et la clozapine, sont exposés à un risque plus important de diabète que les patients traités par antipsychotiques de 1ère génération (5,11-13).

Les personnes atteintes de maladie mentale sévère ont par ailleurs une espérance de vie réduite de 20% comparée à celle de la population générale et sont davantage exposées aux facteurs de risque cardiovasculaires suivants : surpoids, sédentarité, tabac, hyperglycémie/diabète, hypertension artérielle, dyslipidémie (14-16). Ainsi, les données épidémiologiques suggèrent une augmentation de la prévalence du diabète de type II et de l’obésité chez les patients atteints de maladie psychiatrique (de 1.5 à 2 fois chez les patients schizophrènes) comparativement à la population générale (17).

Ces facteurs de risque sont en partie liés à une alimentation déséquilibrée, à un mode de vie sédentaire et à un accès aux soins souvent plus limité que pour la population générale. D’autres facteurs interviennent également, tels que l’âge, le sexe, les antécédents familiaux et personnels et les médicaments concomitants (8, 18).

Toutefois, il est difficile de distinguer dans ces données la part de la maladie elle-même de celle des traitements administrés chez ces patients.

L’ensemble des désordres pondéraux, tensionnels, glycémique et lipidiques constatés est souvent regroupé dans de nombreuses publications sous le terme de « syndrome métabolique » (19-22). 

1 fichier à télécharger

  1. Télécharger Afssaps_antipsychotiques_suivi_cardio-metabolique.pdf (format PDF / 491 Ko)